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 extrait d'Anthony zimmer

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pierrot
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Nombre de messages : 98
Date d'inscription : 26/02/2005

MessageSujet: extrait d'Anthony zimmer   Sam 7 Mai - 10:52

ANTHONY ZIMMER
Scénario de Jérôme Salle

Synopsis : Génie de la finance criminelle, Anthony Zimmer est recherché par toutes
les polices du monde. Personne ne sait à quoi il ressemble, mais dans la course qui
oppose ceux qui veulent le coincer, Akerman, un flic d'exception, possède une
longueur d'avance : il sait que Zimmer prendra tous les risques pour revoir Chiara.
Alors que la jeune femme a rendez-vous avec l'insaisissable malfrat, elle reçoit un
mot de sa main. Pour perdre ceux qui le pourchassent, Zimmer lui demande
d'accoster un inconnu et de faire croire qu'il est celui que tous recherchent. Chiara
jette son dévolu sur François, un homme banal qui, fasciné par la jeune femme, va
rapidement plonger dans un cauchemar. Entre manipulations et faux-semblants, tous
vont découvrir qu'au-delà des apparences, ils ne sont que les pièces d'une partie
d'échecs qui se joue en attendant que le maître arrive...
18 QUAI GARE DE LYON – JOUR.
On suit à nouveau la jeune femme de dos. Elle avance en longeant un TGV qui
ronronne, prêt au départ.
HOTESSE (OFF)
(haut-parleur)
Voie 5... TGV 1327 à destination de Nice... Attention à la fermeture
automatique des portières...
Elle monte à bord du train.
Le petit panneau lumineux situé à côté de la porte indique la destination du train: Nice.
19 INT. WAGON 1 – JOUR.
A l’abri derrière la porte fumée, la jeune femme regarde dans le wagon.
Point de vue jeune femme: il n’y a là que six passagers. Deux hommes d’affaires, une
femme âgée, un couple et un homme obèse.
Elle appuie sur le bouton. La porte s’ouvre. Elle avance dans l'allée centrale.
Tous lèvent les yeux sur son passage. Les hommes se retournent. Elle sort du wagon.
19A INT. WAGON 2 - JOUR.
Deuxième wagon. Le même regard observateur avant d’ouvrir la porte fumée. A
nouveau le bouton, puis la porte qui s’ouvre et, à nouveau, les rares passagers qui
lèvent les yeux sur son passage.
19B INT. WAGON 3 - JOUR.
Troisième wagon. Là encore, elle observe avant d’entrer.
Point de vue jeune femme: son regard s’arrête sur un homme:
FRANCOIS est âgé d’environ 35 ans. Physique passe-partout. Il est plongé dans un
livre de la série noire, un vieil exemplaire écorné comme on en trouve chez les
bouquinistes.
Elle pousse le bouton. La porte s’ouvre. Elle s’avance. Comme d’habitude, tout le
monde la regarde. Sauf François, pris par sa lecture.
Elle s’arrête devant lui:
JEUNE FEMME
Cette place est libre ?
Il ne lève toujours pas les yeux vers elle.
FRANÇOIS
(ailleurs)
Je vous en prie...
La caméra reste sur François. Il tourne les pages avec régularité, avec empressement,
avide de connaître la suite...
On devine que la jeune femme s'est assise en face car ses jambes rentrent à nouveau
dans le champ. Elle les croise nonchalamment.
Ces longues jambes magnifiques sont maintenant sous le nez de François. Il les
découvre. Il lève alors le nez de son livre et remonte lentement pour découvrir sa
voisine d'en face.
En même temps que François, ce n'est qu'à ce moment-là qu'on découvre enfin le
visage de CHIARA.
Aucune déception. C'est une véritable apparition.
La jeune femme d'à peine trente ans ressemble à une couverture de magazine. Traits
fins et réguliers, peau parfaite, cheveux magnifiques.
Ses yeux sont cachés par ses larges lunettes de soleil, comme si cette arme ultime
devait pour l'instant rester à l'abri.
Même sans voir ses yeux, on reconnait sans aucun doute la très belle jeune femme
aperçue en photo dans le bureau d’Anthony Zimmer.
Lentement, nonchalamment, elle retire son manteau. Puis son foulard noué autour du
cou. Chacun de ses gestes est d'une sensualité torride. Un numéro de charme. Presque
un strip-tease.
François est stupéfait. Et hypnotisé.
Elle retire maintenant ses lunettes et nous laisse découvrir un regard fracassant.
C'est maintenant au tour d'un gilet au col montant.
Mais la fermeture éclair semble résister.
Elle n'insiste pas. Elle se redresse dans son siège pour se rapprocher de François.
CHIARA
Je crois que je vais avoir besoin de vous.
FRANÇOIS
Ah ?
CHIARA
Ma fermeture éclair...
FRANÇOIS
(un peu perdu)
Hmmm ?
CHIARA
Ma fermeture éclair est coincée...
François réagit enfin. Il pose son livre sur la tablette et se redresse pour se rapprocher
de la jeune femme.
Il avance maladroitement ses mains vers le cou de la belle. Il s'attaque à la fermeture.
Il tente de sortir le morceau de tissu coincé dans la glissière. Mais la fermeture résiste.
FRANÇOIS
J'ai peur de vous faire mal...
Elle s'avance sur son siège pour se rapprocher encore plus près de lui.
CHIARA
N'ayez pas peur...
20 QUAI GARE – JOUR.
Les profils de François et de Chiara se découpent à une fenêtre.
Ils sont tout près l'un de l'autre. Il a les mains sur son cou. On jurerait qu'ils sont en
train de se chuchoter des mots d'amour.
21 WAGON TGV – JOUR.
Cette fois, François se décide à tirer d'un coup sec. La fermeture éclair cède de
quelques centimètres.
Mais le bruit est inquiétant. Un bruit caractéristique: celui du tissu déchiré.
François regarde le désastre.
FRANÇOIS
Je... Je suis désolé...
Chiara a un éclair de fureur dans le regard. Mais elle se reprend très vite.
CHIARA
Ca n'est pas grave...
FRANÇOIS
Je... Je continue ?
CHIARA
S'il vous plaît...
En force, et toujours avec ce bruit déchirant, François baisse centimètre par centimètre
la fermeture éclair.
On découvre le cou, puis la gorge, puis le décolleté de Chiara. La fermeture continue
de descendre et toujours aucune trace d'un bout de tissu pour cacher cette peau dorée,
magnifique.
François continue son travail, de plus en plus troublé par ce qu'il découvre.
Enfin, un bout de tissu apparaît. Chiara n'est donc pas nue sous ce gilet.
François arrive enfin en bas. Le gilet est déchiré sur toute sa longueur. Bon à jeter à la
poubelle.
Chiara n'y prête aucune attention. Sans quitter François des yeux. Toujours aussi
sensuelle, elle le fait glisser le long de ses épaules pour le retirer.
Elle porte bien quelque chose d'autre en dessous. Mais pas grand chose.
CHIARA
Merci...
Elle se cale confortablement dans son siège.
21A INT. QUAI GARE – JOUR.
Leurs profils se découpent à la fenêtre. Le train démarre. On le suit un moment.
Plan large sur le train qui quitte la gare.
22 EXT. TGV – JOUR.
Le train bleu et gris clair file sous un ciel bas et sombre.
23 INT. WAGON TGV – JOUR.
Bercés par le ronronnement si particulier du train, les passagers sont plongés dans une
atmosphère paisible, coupés du monde pour quelques heures.
La jeune femme a posé son menton sur sa main gauche. Elle regarde par la fenêtre.
Elle regarde peut-être les lumières qui défilent. Elles se font plus rares maintenant que
le train s'éloigne de Paris. Ou elle suit peut-être les gouttes de pluie qui improvisent
sur la vitre des courses frénétiques.
François a repris son livre. Mais il n'a plus la même concentration. Loin de là. Il est
nerveux. Il triture un coin de page sans jamais la tourner. Il ne peut s'empêcher de
regarder sa voisine.
Il contemple ses jambes, ses mains, ses cheveux, sa bouche. Tout est parfait,
magnifique.
Il remarque la montre que Chiara porte au poignet gauche. C'est une montre de luxe,
ronde, classique mais c'est surtout, vu sa taille, une montre d'homme.
Une petite musique d'annonce résonne dans les haut-parleurs du TGV.
STEWARD (OFF)
Mesdames et messieurs... La compagnie des wagons-lits et son steward sont
heureux de vous accueillir en voiture 4... Un choix de boissons froides ou
chaudes vous sera proposé...
CHIARA
Je boirais bien un thé.
François ne réagit pas. Chiara se tourne pour lui faire face:
CHIARA
Avec un peu de lait.
24 INT. BAR TGV – JOUR.
Comme le reste du train, le bar est presque désert. Hormis le STEWARD, un seul
client boit son café dans un coin, face à la vitre, le dos tourné.
Le steward accueille François avec un sourire commercial.
STEWARD
Monsieur ?
FRANÇOIS
Un thé au lait et un café s'il vous plaît.
François jette un coup d'oeil au client. Celui-ci continue de ne montrer que son dos. Un
dos large et puissant, aux épaules carrées.
Le steward prépare les boissons.
Derrière lui, François repère un plateau de petit-déjeuner tout prêt avec croissant, jus
d'orange, yaourt et céréales.
FRANÇOIS
C'est combien le plateau ?
STEWARD
7 euros 80...
François jette un coup d'oeil rapide aux pièces qu'il tient dans le creux de sa main.
FRANÇOIS
Je vais en prendre un...
25 INT. ENTREE WAGON TGV – JOUR.
Chiara n'a pas bougé.
François l'observe quelques instants depuis l'entrée du wagon, à travers la porte vitrée.
Elle tourne la tête vers lui. Il s'empresse d'avancer.
26 INT. WAGON TGV – JOUR.
Il pose les deux tasses et le plateau sur la tablette et s'assied.
FRANÇOIS
Je me suis dit que vous aviez peut-être faim...
Il pose le plateau devant elle. Elle regarde le plateau avec une petite grimace de
dégoût.
Il a compris. Il ramène le plateau vers lui.
FRANÇOIS
D'accord...
François se sert un verre de jus d'orange. Puis il sort de sa poche de pantalon une boîte
de médicaments. Il en extrait un comprimé.
CHIARA
Vous êtes malade ?
FRANÇOIS
Juste un peu angoissé...
Il avale le comprimé.
CHIARA
(moqueuse)
Vous avez peur du train ?
FRANÇOIS
Moins que de l'avion...
Elle sourit, amusée.
26A INT. COULOIR COMMISSION PARLEMENTAIRE - JOUR
Un long couloir. On entend et on voit, par les fenêtres, la pluie tomber.
Akerman et Muller sont assis sur un banc, face aux fenêtres.
Un troisième homme est à une dizaine de mètres d’eux. PEREZ, a environ 35 ans,
taille moyenne, habillé, genre mode, un peu frime, jean troué. Il attend, debout. Sa
seule activité est de mâcher un chewing-gum.
A part ces trois là, le couloir est vide.
MULLER
Il n’est pas venu...
AKERMAN
Je sais....
Akerman regarde Perez, au bout du couloir.
MULLER
Il y avait du monde à la gare...
Akerman reporte son attention sur Muller, intéressé.
MULLER
Vous vous souvenez du couple d’employés ? Ils ont été retrouvés morts dans
leur nouvel appartement... Toute la famille... Une balle dans la tête
chacun...(silence) D'après l'autopsie ils ont commencé par les enfants...
AKERMAN
C’était pour que les parents répondent aux questions...
MULLER
On est pas tout seuls à le chercher...
AKERMAN
Je sais.
(désignant Perez)
Rappelez-moi son nom...
MULLER
Perez... (silence)
C’est une bonne recrue.
HUISSIER
Monsieur.
Un huissier est apparu. Il tient la porte ouverte, comme une invitation pour Akerman.
Celui-ci se lève mais avant de partir il se retourne vers Muller:
AKERMAN
(désignant Perez)
Dites-lui de s’habiller correctement.
27 EXT. TGV – JOUR.
Le soleil perce à travers les nuages.
Le TGV traverse une campagne vallonnée et paisible. Des champs, des petits villages.
28 INT. WAGON TGV – JOUR.
François entame un rituel étrange. Il lit avec le plus grand soin chaque étiquette. Tout
y passe: céréales, fromage, yaourt...
Elle l'observe, amusée. Il le remarque. Il se justifie:
FRANÇOIS
J'aime bien savoir ce que je mange.
Il recommence son manège. Elle continue de l'observer tout en buvant son thé.
CHIARA
Vous êtes angoissé... Et paranoïaque !
FRANÇOIS
Ca se voit ?
CHIARA
La preuve.
Il commence enfin à manger. D'abord le yaourt. Elle l'observe toujours. Gêné, il
s'arrête de manger.
FRANÇOIS
Vous allez aggraver ma parano...
CHIARA
J'essaye de deviner qui vous êtes...
FRANÇOIS
(surpris)
Pourquoi ?
CHIARA
Ca me distrait...
FRANÇOIS
Vous savez ce qu'on dit sur les apparences ?
CHIARA
Qu'est-ce qu'on dit ?
FRANÇOIS
Quelque chose comme... Il faut s'en méfier...
CHIARA
C'est vrai... C'est ce qu'on dit...
Elle lève les yeux et regarde le sac de François, posé dans la galerie, au dessus d'eux.
Une vieille étiquette Air France est attachée à la poignée.
CHIARA
Apparemment... Vous vous appelez François Taillandier... Vous habitez 18 rue
Mouton-Duvernet à Paris...
Elle observe à nouveau François durant quelques secondes.
CHIARA
Apparemment vous avez... Trente-neuf ans ?
FRANÇOIS
(faussement vexé)
Trente-huit !
CHIARA
Pardon...
Elle désigne les livres de François.
CHIARA
Je peux ?
FRANÇOIS
Allez-y...
Chiara regarde les livres un par un. "Le livre de sable" de Borges... Un polar... Deux
polars... Trois polars...
CHIARA
Apparemment vous aimez les romans policiers...
Et pour finir un guide touristique de la région sud-est de la France.
CHIARA
Et apparemment... Vous partez en vacances... Tout seul ?
François hésite avant de répondre:
FRANÇOIS
Apparemment... Ma femme m'a plaqué il y a six mois...
CHIARA
Plaqué ?
FRANÇOIS
Je crois que c'est comme ça qu'on dit...
Silence. Elle feuillette le guide touristique.
CHIARA
Vous allez dans quel coin ?
FRANÇOIS
Dans l'arrière-pays... Dans un gîte...
Chiara fait un petit bruit avec sa bouche pour montrer à quel point le gîte dans
l'arrière-pays ne l'inspire pas.
CHIARA
Vous n'aimez pas la côte ?
FRANÇOIS
Si mais...
CHIARA
Mais ?
FRANÇOIS
C'est au dessus de mes moyens...
CHIARA
Mais vous voyagez en première...
FRANÇOIS
C'est mon seul luxe.
(silence)
Et vous ?
CHIARA
(amusée)
Ca n'est pas mon seul luxe...
FRANÇOIS
Je voulais dire... Vous êtes aussi en vacances ?
CHIARA
Non... Juste pour le week-end...
FRANÇOIS
Toute seule ?
CHIARA
(légère)
Je me suis fait plaquer ce matin... Juste avant de monter dans le train...
FRANÇOIS
(stupéfait)
Plaquer ?
CHIARA
C'est comme ça qu'on dit ?
François la regarde. Elle est magnifique.
FRANÇOIS
J'ai du mal à le croire.
CHIARA
Moi aussi.
Sourires. Long silence.
Soudain, elle baille à s'en décrocher la mâchoire. Mais en mettant la main devant sa
bouche car elle est bien élevée.
Elle pose sa tête contre la fenêtre. Elle ne parvient pas à trouver une position
confortable.
Elle désigne un pull-over dans la galerie à bagages au-dessus de François.
CHIARA
Je peux vous l'emprunter ?
François attrape son pull et il le tend à Chiara. Elle le remercie d'un sourire et elle se
sert du pull pour caler confortablement sa tête.
Elle regarde François.
CHIARA
C'est amusant... J'ai l'impression de vous avoir déjà vu quelque part...
FRANÇOIS
Je m'en souviendrais...
CHIARA
Peut-être dans une vie antérieure ?
FRANÇOIS
Je m'en souviendrais.
Elle sourit. Et lui n'en revient pas de faire sourire une telle femme.
Un CONTROLEUR entre dans le wagon.
CONTROLEUR
Messieurs dames...
Il s'avance en accomplissant son rituel bien rôdé: contrôle billet suivi d'un coup de
poinçon.
Il arrive à la hauteur de François et Chiara.
Coup d'oeil au billet de François... Coup de poinçon...
CONTROLEUR
Merci...
Il se saisit maintenant du billet de Chiara. Mais cette fois, le coup de poinçon tarde à
venir. Il regarde Chiara.
CONTROLEUR
Vous n'êtes pas assise à votre place...
Surpris, François regarde le contrôleur, puis Chiara.
CHIARA
(détachée)
C'est possible.
Le contrôleur n'insiste pas. Il poinçonne et rend le billet à Chiara.
Etonné, François regarde le wagon: cinq voyageurs, pas un de plus. La quasi totalité
des sièges est libre.
Chiara a repris sa position, prête à dormir. Un rayon de soleil vient la gêner. Elle enfile
ses lunettes de soleil.
FRANÇOIS
Je peux vous poser une question ?
Elle baille à nouveau.
CHIARA
Dépêchez-vous...
FRANÇOIS
Pourquoi est-ce que vous vous êtes assise à cette place ?
Elle plante son regard dans celui de François et sans hésiter:
CHIARA
Parce que vous êtes exactement mon genre d'homme.
François est soufflé. Elle sourit, contente de son petit effet.
Peu à peu, son sourire s'estompe. Elle s'endort. Il la regarde.
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