Forum cinema ALP

Forum cinema,realisation d'un film, scenario, production, tournage
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 prod sorti de crise ,,,,

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
pierrot
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 98
Date d'inscription : 26/02/2005

MessageSujet: prod sorti de crise ,,,,   Dim 3 Avr - 22:14

La production cinéma en sortie de crise ?

Le Centre national de la cinématographie a présenté ses statistiques de l’année 2004 lors de la réunion de l’Observatoire de la production cinématographique. Plus d’argent pour un peu moins de films, mais plus de projets au-delà de 5 ME pour moins de petits budgets, net recul des coproductions et retour des tournages en France…
Telles sont les grandes tendances de l’année avec, en arrière plan, les effets du crédit d’impôt cinéma.


Le tournage, en janvier dernier, du film de promotion des industrie techniques, produit par 24-25 Production pour la Ficam.
Plus d’argent sur un peu moins de films, avec moins de coproductions 203 films agréés dont 167 films d’initiative française (FIF) : l’année 2004 confirme le dynamisme de la production. Malgré une baisse du nombre de films agréés par rapport à 2003, année record avec un total de 212 films dont 183 FIF, la barre des 200 films, franchie depuis maintenant quatre ans, devient habituelle ! Toutefois, c’est la production d’initiative française qui est en légère baisse, avec 16 films en moins. À l’inverse, seuls sept films de coproduction minoritaire française ont été agréés en plus, pour 36 films au total, soit le même niveau qu’en 2002. 98% des FIF ont été tournés en français, alors qu’ils étaient 90% ces dernières années. Seuls quatre films ont été tournés en langue étrangère, dont deux en anglais (Man to Man et Animal), en 2004.

La baisse du nombre de FIF s’accompagne d’une hausse des apports sur ces films de 45,37 ME (+5,4%), due à la progression de 9,5% des investissements français, soit près de 70 ME, qui compense largement la diminution de 18,3% des apports étrangers (-23,09 ME). Ces derniers sont à l’origine de la baisse de l’investissement total dans les 203 films agréés. Toutefois, les données sont faussées sur 2003 par la présence du film Alexandre avec son budget hors catégorie de 180 ME. Sans ce film qui a fait grimper artificiellement les chiffres, ces investissements étrangers affichent une progression.

Le nombre de films en coproduction a, lui, fortement régressé en 2004, après avoir atteint un niveau jamais aussi élevé en 2003 avec 50% de l’ensemble de la production, contre 36% cette année. Ce recul concerne principalement les FIF, les producteurs ayant, eux, moins recours aux coproductions afin de bénéficier du crédit d’impôt (cf. tableau ci-dessous). Dans les pays coproducteurs, les principaux partenaires restent la Grande-Bretagne (13 films), et la Belgique (10 films), malgré des investissements minorés quasiment de moitié pour chacun des films par rapport à 2003 (le gouvernement britannique ayant en plus donné un coup de frein au recours au sale & lease back). Suivent l’Italie (9), l’Allemagne (5) et Israël (3).

Le crédit d’impôt porte ses fruits
Le succès du crédit d’impôt était connu depuis son entrée en vigueur début 2004. Son impact est maintenant largement perceptible : 111 demandes d’agréments provisoires pour 163 films d’initiative française, le bénéfice du crédit d’impôt leur étant réservé. Outre le soutien à la production en termes de financement, l’objectif politique de relocalisation des tournages sur le territoires français est rempli. La mise en place de cet instrument fiscal a clairement mis un frein au mouvement de délocalisations des tournages et des travaux de postproduction. Délocalisations entraînées soit par mesures d’économies dans les pays de l’Est ou au Portugal, soit pour accèder aux instruments fiscaux de nos voisins européens en contrepartie de dépenses locales, comme avec la Grande-Bretagne, la Belgique ou le Luxembourg. Or, même si ce n’est pas toujours le cas, ces contreparties sont souvent incompatibles avec les critères d’accès au crédit d’impôt. Concrètement, malgré une diminution du nombre de semaines globabes à 1 329 contre 1 445 (pour une durée moyenne de tournage stable à 8,2 semaines), les films d’initiative française ont été plus souvent tournés sur notre territoire (981 semaines contre 879 en 2003), avec en contrepartie une diminution du nombre de semaines de tournage à l’étranger pour ces films (348 contre 566 en 2003). Cette progression des semaines de tournage en France concerne les décors naturels (+15,7%), alors que les studios ont été moins occupés avec -22,3% de semaines de tournage. Outre les tournages, la postproduction son a, elle aussi, connu une relocalisation significative en France. Ainsi seulement 10 FIF, contre 32 l’année précédente, ont effectué ces travaux à l’étranger, entre Belgique et Grande-Bretagne.
Reste toutefois une inconnue, le coup global du crédit d’impôt pour l’État en 2004 ? Quant à son impact sur le coût des talents, soulevé par la récente polémique opposant producteurs et agents, il est difficile de le mesurer à ce stade. Pour certains observateurs, l’utilisation du crédit d’impôt tel qu’elle est pratiquée aurait en tout cas tendance à favoriser la hausse artificielle du devis des films…

Augmentation des devis moyens et élevés
La hausse des investissements sur les films d’initiative française conjuguée à la baisse globale du nombre de FIF conduit logiquement à une augmentation du devis moyen : il atteint 5,34 ME (+15,3%), soit le montant le plus important sur ces dix dernières années, mais aussi le montant exact du seuil de la “clause de diversité” ! Le devis médian progresse de manière bien plus forte encore, de 50,8% pour atteindre 3,92 ME. Ce dernier chiffre s’explique par un recentrage de la production sur les devis moyens et les gros budgets. D’une manière générale, il ressort de ces statistiques que la production d’initiative française est mieux financée, avec un devis moyen en hausse et de moins en moins de tout petits budgets. En effet, ces derniers, qui s’étaient multipliés depuis l’année 2001, ont diminué de moitié ! Parmi ces 20 films, la moitié sont des documentaires. Seulement 10 films de fiction ont donc présenté un devis inférieur à 1 ME. Comment expliquer cette baisse ? Effet de la réforme du régime des intermittents ? Crainte des sanctions financières en cas de non respect des règles sociales, respect en termes de salaires difficilement compatible avec des budgets inférieurs à 1 ME pour des films de fiction ? Plus généralement, la part occupée par les films de 4 ME se réduit (cf. tableau ci-dessous). À l’inverse, les films affichant un devis compris entre 5 et 15 ME n’ont jamais été aussi nombreux. La part des investissements qui leur sont consacrés augmente très fortement : ils captent 48,5% des apports contre 34,2% en 2003. Plus précisément, la tranche supérieure, entre 5 et 7 ME, progresse sensiblement (+13 films), inversant la tendance de 2003 (-11 films). Tous les films ont en commun un devis égal ou inférieur à la fameuse clause de diversité de Canal+, fixée à 5,34 ME (la chaîne avait jusqu’en 2004 inclus l’obligation d’investir 45% de son obligation dans des films au budget supérieur ou égal à 5,34 ME), et 30 d’entre-eux ont justement été préachetés par la chaîne. Cet effet de seuil devrait se déplacer en 2005 avec l’application de la nouvelle clause de diversité issue de l’accord ratifié par la chaîne avec les professionnels français en mai 2004. Ensuite, les films au devis entre 7 et 10 ME sont un peu moins nombreux, mais ceux entre 10 et 15 ME doublent ! Les films de plus de 15 ME, en légère baisse, se maintiennent à un niveau constant depuis quatre ans. Après Deux frères en 2003, c’est Arthur, le film d’animation réalisé par Luc Besson qui atteint le sommet avec 65,2 M€.
Les préachats des télévisions payantes en hausse
Nous ne revenons pas ici sur le bilan des investissements des diffuseurs hertziens en clair (cf. FF n°3082). Du côté des télévisions payantes, tous les curseurs sont à la hausse !
Le premier investisseur parmi les diffuseurs, Canal+, retrouve son niveau de 2001 : 122 films, dont 112 d’initiative française ont été préachetés par elle. Le montant des préachats progresse, lui aussi, dans l’ensemble de 4,7%, mais de 2,7% pour les FIF. Au total, Canal+ a engagé 135 ME en préachat de films agréés en 2004, dont 126,8 sur des FIF. Toutefois, cette reprise ne permet pas à la chaîne de retrouver le niveau d’engagement de 2000 (145 ME), ou 2001 (153 ME). Mais elle regagne du terrain dans la part des FIF qu’elle finance : 67% de la production de FIF, contre 54% en 2003. Son apport global couvre 16,5% de l’ensemble des investissements français des films agréés en 2004, comme en 2003, mais en constante érosion depuis plusieurs années.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://alp.forum.free.fr
pierrot
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 98
Date d'inscription : 26/02/2005

MessageSujet: suite crise prod   Dim 3 Avr - 22:15

La hausse des engagements de Canal+ est significative sur les coproductions minoritaires (+ 44%) et atteint son niveau le plus élevé depuis cinq ans. Sur les FIF, la progression des investissements ne compense pas celle du nombre de films préachetés. Du coup, son apport moyen s’affaiblit : 1,13 ME par film, contre 1,25 ME en 2003. La fourchette des acquisitions de la chaîne varie de 0,08 ME à 4,88 ME (contre 0,15 à 6 ME en 2003).
En 2004, les producteurs ont plus souvent eu recours à un double préachat de Canal+ en première fenêtre de diffusion cryptée et TPS Cinéma en deuxième fenêtre : 25 films contre 7 en 2003. L’explication tient certainement à l’augmentation très sensible du nombre d’engagements de son concurrent TPS Cinéma. C’est une véritable envolée des préachats pour le bouquet détenu par TF1 et M6 : 46 films (dont 44 FIF), contre un nombre oscillant entre 22 et 16 films depuis 1999. Il faut dire que TPS Cinéma et CinéCinéma sont soumis depuis l’an passé à la réglementation des chaînes premium cinéma, avec chacun un régime différent, mais qui les conduisent à une progression de leur obligation d’investissement en préachat avec une clause de diversité. Au final, l’enveloppe globale de TPS Cinéma progresse de 42,9% pour atteindre 31,8 ME, répartie entre premières fenêtres (21,22 ME pour 13 films), et deuxièmes fenêtres (8,94 ME pour 40 films, plusieurs films cumulant les deux fenêtres). TPS s’est engagé également pour 1,15 ME dans des MG de paiement à la séance.
Si TPS Cinéma se concentre toujours sur les gros budgets, l’augmentation du nombre de films et des deuxièmes fenêtres conduit à une chute de l’apport moyen à 0,71 ME, contre 1,97 ME en 2003, avec un devis moyen à 7,09 M€.

À son échelle, CinéCinéma affiche aussi des curseurs à la hausse : 48 films dont 46 d’initiative française (contre 19 en 2002 et 40 en 2003), pour 9,41 M€ (2,78 en 2002, 7,22 en 2003). Elle acquiert le plus souvent des deuxièmes fenêtres en complément des acquisitions de sa maison mère Canal+. 40 FIF sur 46 ont été préachetés pour une deuxième fenêtre. Les six premières exclusivités représentent un montant total de 1,98 M€.

Le recul des engagements des Sofica
L’intervention des Sofica (Société de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel) a reculé sensiblement en 2004. Elles se sont engagées dans six films de moins qu’en 2003, avec 55 films, le chiffre le plus bas de ces six dernières années. L’enveloppe totale engagée par les différents opérateurs s’élève à 27,67 ME, en diminution de 12 ME comparé à 2003, année record. Du coup, elles sont intervenues en moyenne à hauteur de 0,50 ME contre 0,64 ME en 2003 et 0,58 ME en 2002. Leurs apports représentent 6,8% des budgets des films concernés, une moyenne en baisse sur les quatre dernières années. À noter qu’elles ont soutenu deux fois moins de premiers films, avec des montants moins élevés.

Tassement de la mobilisation du soutien automatique 151 sociétés de production ont investi 53,68 ME de soutien automatique, qui correspond en fait à 70,06 ME avec les majorations. 1% de cette somme a servi à régler les créances privilégiées (salaires, charges sociales, crédits professionnels). La plus large part est consacrée à la production en amont (53,06 ME) avec un léger recul de 2 ME après une progression continue depuis plusieurs années.

Comme chaque année, plus de la moitié du soutien automatique est trustée par une poignée de sociétés : 61% du soutien a été mobilisé par EuropaCorp, TF1 Films Production, Gaumont, UGC Images, France 2 Cinéma, Pathé Renn Productions, ARP, Vertigo, StudioCanal et M6 Films. Suivent 33 sociétés qui ont investi 36% du soutien, dont France 3 Cinéma, Téléma, Ce Qui Me Meut, Les Films Christian Fechner, Les Films Alain Sarde, Fechner Productions, Nord-Ouest, Rhône-Alpes, MK2. Le solde de 3% du soutien mobilisé est, lui, réparti entre 108 sociétés.

En dehors des filiales de diffuseurs, les producteurs les plus actifs sont en partie ceux qui généreront le plus de soutien à réinvestir dans leur production suivante. Plus de 133 sociétés sont à l’origine des 167 films agréés en 2004. Se côtoient dans les sociétés les plus dynamiques des modèles de productions opposés : on retrouve dans les premières places deux structures orientées vers le cinéma d’auteur et deux structures axées sur les grosses productions grand public. Habitué du haut de ce classement, le producteur le plus dynamique en nombre de films est Paulo Branco, Gémini Films, avec sept films agréés aux petits budgets d’en moyenne 2,41 ME. Il est suivi d’EuropaCorp et de Gaumont, des maisons habituées aux grosses machines (16,64 ME de devis moyen pour la première, ou 6,93 ME en moyenne sans Arthur, et 9,48 ME pour la deuxième). La quatrième place revient à Agat Films avec cinq films (2,43 ME de devis moyen). Suivent ensuite Why Not et Mandarin avec quatre films, et sept sociétés ayant produit trois films : ADR Productions, CDP, Fidélité, Hirsh avec Pathé Renn Productions, Ognon Pictures la société d’Humbert Balsan décédé récemment, et Vertigo.

La moitié de la production en premiers et deuxièmes films
En 2004, les premiers films à moyen budget ont eu le vent en poupe en salle. Ce mouvement se poursuivra-t-il en 2005 ? En attendant, le cinéma français continue d’assurer son renouvellement : la moitié de la production d’initiative française de 2004 est constituée, comme en 2003, de premiers et deuxièmes films. Toutefois, le nombre de premiers films, après des records en 2002 puis 2003 (avec 67 et 68 films), baisse à 54 films alors que les deuxièmes films passent de 27 à 35. Le devis moyen des premiers films s’établit à 3,27 ME, celui des deuxièmes films est en revanche supérieur à la moyenne globale (5,34 ME) à 5,89 ME. Les plus haut budgets concernent aussi les premières et deuxièmes œuvres : respectivement cinq et sept films affichent un devis supérieur à 10 M€.

En nombre de films, la part de Canal+ dans le financement de ces premiers films s’érode d’année en année, pour atteindre 50% en 2004 (contre 76% en 1998) avec un apport moyen de 843 800 E. En revanche, la chaîne cryptée est intervenue sur un plus grand nombre de deuxièmes films, 27, soit 77% d’entre-eux. L’Avance sur recettes reste un apport privilégié de la jeune création : 44,4% des premiers films et 42,9% des deuxièmes ont reçu une avance avant ou après réalisation.

Des films et une enveloppe en hausse pour l’Avance sur recettes
Comme en 2003, les engagements de la plus fameuse des aides sélectives du CNC, l’Avance sur recettes avant réalisation, progressent tant en nombre de films (63 films, dont 4 minoritaires, contre 60 en 2003 et 50 en 2002), qu’en masse financière (23,5 ME contre 21,6 en 2003 et 17 en 2002). Du coup, la part des films aidés par l’Avance croît : 35% en 2004, 30% en 2003 et 29 en 2002. Cette croissance profite en particulier aux premiers et deuxièmes films. En général, la part de l’Avance représente 12,1% du devis des films, une part en baisse cependant par rapport aux années antérieures. La moyenne du montant de l’avance atteint 373 500 E, pour des montants variant entre 80 000 et 500 000 E. 80% des films concernés ont sollicité le crédit d’impôt.
Quant à l’Avance sur recettes après réalisation, elle regresse tant en nombre de films (8 contre 11 en 2003, 12 en 2002, 19 en 2001), qu’en termes d’enveloppe (692 200 contre 1,026 ME). Les films bénéficiant de cette aide présentent un devis moyen de seulement 903 600 €.

Les régions soutiennent toujours plus le cinéma
Les collectivités locales accentuent sans cesse leurs soutien à la production cinématographique : 49 films agréés ont été aidés contre 40 en 2003 et 22 en 2002, pour un montant total de 11,26 M€ contre 9,94 en 2003 et 7,22 en 2002. L’Île-de-France reste la première collectivité en termes de nombre de films et d’investissements (63% des films pour 83,5% des investissements). Cette source de financement devrait continuer de croître avec la poursuite de la mise en place de la mesure “1E de l’État pour 2E de la collectivité” en 2005.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://alp.forum.free.fr
 
prod sorti de crise ,,,,
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Signes avant coureur d'une crise cardiaque
» Crise economique : les tps sont durs il faut se serrer la ceinture
» "la crise actuelle est née en 1971"
» La crise débarque en sport auto...
» Graph-Prod V.2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum cinema ALP :: Réalisation :: Box office-
Sauter vers: